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Le débat sur la durée du mandat présidentiel refait surface au Sénégal. Arona Coumba Ndoffène Diouf, ancien ministre-conseiller sous Macky Sall, a proposé de faire passer le quinquennat à sept ans. « Si Kiiiray obtient la majorité à l’Assemblée nationale, je proposerai au président Bassirou Diomaye Faye l’augmentation de la durée du mandat de 5 à 7 ans », a-t-il déclaré.
Cette sortie a immédiatement suscité des réactions. Aminata Touré, responsable de Kiiiray, a rappelé que modifier la durée du mandat n’est pas envisageable actuellement. L’analyste politique Abdoulaye Mbow a estimé qu’il s’agissait d’une tentative pour attirer l’attention du chef de l’État. Baye Mayoro Diop, membre de Kiiiray, avait déjà évoqué une proposition similaire, dénoncée par Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, comme une menace pour la cohésion nationale.
La Constitution sénégalaise oppose pourtant un obstacle juridique rédhibitoire. L’article 27 fixe la durée du mandat à cinq ans et l’article 103 la soustrait expressément à toute révision. Cette disposition, voulue par le constituant, empêche les gouvernants de décider eux-mêmes du temps pendant lequel ils gouvernent.
L’initiative ravive ainsi le spectre du « banditisme constitutionnel », un concept qui décrit la préparation des esprits à accepter ce que le droit interdit encore. Elle fait écho à des années de tensions : les controverses passées sur le mandat ont fracturé la société sénégalaise, provoqué des violences et durablement éprouvé les institutions. Aminata Touré, rapporte Xalima, a invité les responsables de Kiiiray à se concentrer sur la massification du parti plutôt que de rouvrir un débat qui a déjà coûté cher au Sénégal.
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