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«Le Lansana de 2022 ou le Gagny de 2026 ?» La question de Ndiack Lakh, président du Penc
Le président du mouvement Penc, Ndiack Lakh, est monté au créneau à la suite des récentes déclarations de Lansana Gagny Sakho sur Ousmane Sonko. Dans une déclaration, il estime que les positions actuelles du président du Conseil d’administration de l’Apix contrastent fortement avec celles qu’il défendait lors de son ralliement à Pastef.
«En démocratie, chacun est libre de changer d’avis», souligne-t-il. En revanche, il considère qu’un changement aussi profond mérite des explications, surtout lorsqu’il intervient après des prises de position publiques aussi affirmées.
Le patron du Penc a dépoussiéré plusieurs déclarations de Gagny Sakho. Selon lui, en juillet 2022, au moment de son adhésion à Pastef, il déclarait partager «la même vision» qu’Ousmane Sonko, qu’il décrivait comme «une personne très humble».
Ndiack Lakh rappelle que M. Sakho affichait alors sa volonté de «l’accompagner pour 2024 et pour les élections législatives», tout en affirmant que le Sénégal avait besoin d’un «leadership transformationnel» capable d’engager le pays sur une nouvelle trajectoire.
Ndiack Lakh rappelle également qu’en 2023, Lansana Gagny Sakho avait répondu publiquement à Abdourahmane Diouf en présentant Ousmane Sonko comme «l’original », et disait qu’une copie ne peut jamais ressembler à l’original».
Le président du Penc cite aussi une intervention télévisée au cours de laquelle Lansana Gagny Sakho défendait l’appel à la résistance lancé par le leader de Pastef. «Sonko a bien fait d’appeler à la résistance, sinon il serait en prison», avait-il déclaré.
Selon Ndiack Lakh, ces prises de position sont difficilement conciliables avec les déclarations récentes de Lansana Gagny Sakho, qui critique désormais les «logiques de confrontation», insiste sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et remet en cause les compétences économiques d’Ousmane Sonko.
«Changer d’opinion est un droit. Mais lorsqu’on a présenté un homme comme visionnaire, humble et porteur du leadership dont le Sénégal avait besoin, le minimum est d’expliquer à quel moment précis l’original est devenu le problème», soutient-il.
Au-delà du cas de Lansana Gagny Sakho, Ndiack Lakh estime que cette évolution illustre une tendance plus large de la vie politique sénégalaise. Il déplore des repositionnements qu’il juge de plus en plus fréquents, où «les adversaires d’hier deviennent les alliés d’aujourd’hui, les certitudes se renversent sans explication et les reniements sont rebaptisés stratégie ou réalisme politique».
Pour le président du Penc, cette banalisation des revirements fragilise progressivement la confiance des citoyens envers la parole publique. « Une démocratie ne progresse pas lorsque les mémoires s’effacent. Elle progresse lorsque les paroles engagent, lorsque les positions s’assument et lorsque les revirements s’expliquent », affirme-t-il.
Enfin, Ndiack Lakh s’interroge : «Qui faut-il croire ? Le Lansana de 2022 ou le Gagny de 2026 ? » Cette question dépasse le parcours d’un seul responsable politique et renvoie plus largement à la cohérence, à la responsabilité et à la fidélité aux convictions dans l’exercice de la vie publique.
«Le vent est libre de changer de direction. Les girouettes aussi. Le courage politique, c’est rester debout lorsque tout pousse à s’agenouiller», conclut-il.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Ndiack Lakh, président du Penc, critique les récentes déclarations de Lansana Gagny Sakho sur Ousmane Sonko, qu’il juge en contradiction avec ses positions de 2022-2023.
– Il rappelle que Sakho avait qualifié Sonko de « visionnaire », « humble » et « original », et avait défendu son appel à la résistance.
– Ndiack Lakh estime que ces revirements sans explication fragilisent la confiance des citoyens et interroge : « Le Lansana de 2022 ou le Gagny de 2026 ? »
Auteur: Ousmane DICKO
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