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Matam : lancement des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable pour 3,1 milliards F CFA
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a présidé vendredi à Matam le lancement des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville, en présence des autorités administratives, locales et des partenaires techniques et financiers.
La station de traitement d’eau d’une capacité de 1600 m3/j de Matam, réalisée dans le cadre du Projet d’Alimentation en eau potable (AEP) des six centres fluviaux et mise en service en 1999, a atteint son seuil de saturation. Près de trente ans après, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a annoncé d’autres travaux d’envergure dans le cadre du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable des quatre centres fluviaux de Richard Toll, Dagana, Podor et Matam.
Ce programme, d’un montant de 3,1 milliards pour la commune de Matam, est financé par l’État sur un concours de la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD). Une réponse stratégique, selon Cheikh Tidiane Dièye aux attentes des populations en matière d’eau potable.
« Sur la base de l’évolution des besoins, les pouvoirs publics ont préconisé des solutions durables à travers un schéma directeur. Cet instrument de planification permet d’anticiper la demande. Le département, à travers la SONES, évalue tous les cinq ans la croissance des besoins, définit les infrastructures hydrauliques adaptées, mobilise les financements et réalise les travaux », a expliqué l’autorité. Les ouvrages dont le lancement a été fait ce jour ont suivi ce processus technique. L’étude a pris en compte la croissance démographique, l’urbanisation et les usages des secteurs économiques. Les projections, selon l’autorité, fixent les besoins à 6200 m3/j à l’horizon 2050. Un chiffre largement supérieur aux 1600 m3/j consommés en temps normal et aux 2300 m3/j en période de forte consommation.
Selon Dr Dièye, les besoins en eau de Matam passeront de 1600 m³/jour actuellement à 6200 m³/jour à l’horizon 2050. Le projet va porter la production globale à 9600 m³/jour grâce à 4000 m³/j additionnels. Pour le stockage, un nouveau château d’eau de 1500 m³ sera construit. La capacité de stockage de la ville sera multipliée par 7 en passant de 250 m³ à 1750 m³. Près de 17 km de réseau seront également renforcés pour desservir les zones déficitaires de Gourel Deffa 1 et 2, Nawel, Halwar, Gourel Serigne et la zone derrière le stade.
Reconnaissant que le traitement et l’exploitation de l’eau nécessitent « de gros moyens », le ministre a rassuré sur la volonté de l’État de préserver le caractère de bien social de l’eau.
« Malgré cette dimension économique et financière, l’État veille jalousement sur son caractère de bien social, a-t-il déclaré.
Pour cela, le gouvernement mise sur un mécanisme de prise en charge appelé branchements sociaux et extensions de réseau. Selon lui, ces leviers permettent d’élargir le rayon d’influence des infrastructures hydrauliques tout en préservant le pouvoir d’achat des couches les plus vulnérables. Le projet dont le lancement a été fait ce jour comporte justement un volet Branchements et Extensions de réseau. Le ministre a ainsi annoncé le lancement de l’initiative « Yoonu Ndox », qui consacre un dialogue itinérant de proximité entre la SONES et les communautés.
Il a également lancé « Yaatal ak Yombal », respectivement dédiée aux branchements sociaux et aux extensions de réseau. La SONES est chargée de mettre en œuvre ces deux initiatives conformément à la politique de l’État et au bénéfice des populations.
⚡ Résumé express
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– Le Ministre de l’Hydraulique a lancé vendredi à Matam des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable d’un montant de 3,1 milliards F CFA, financés par l’État avec le concours de la Banque Ouest-africaine de Développement.
– Les projections montrent que les besoins en eau de Matam passeront de 1600 m³/jour actuellement à 6200 m³/jour à l’horizon 2050, dépassant la capacité actuelle de la station de traitement mise en service en 1999.
– Le projet augmentera la production globale à 9600 m³/jour, construira un nouveau château d’eau de 1500 m³ et renforcera 17 km de réseau pour desservir les zones déficitaires.
Auteur: Mactar Ndiaye
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