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Recherche scientifique : L’UCAD et l’APHRC scellent un partenariat stratégique pour renforcer la recherche en Afrique
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’African Population and Health Research Center (APHRC) ont officiellement signé ce mardi 21 juillet 2026, un protocole d’accord (MoU) destiné à renforcer la recherche scientifique, la formation des jeunes chercheurs et la production de données probantes au service des politiques publiques en Afrique.
Paraphé à la Salle des Actes du Rectorat de l’UCAD, cet accord formalise une coopération engagée depuis 2020 et ouvre une nouvelle phase de collaboration dans les domaines de la recherche, du renforcement des capacités, des formations spécialisées, des publications scientifiques et de la mobilisation de financements conjoints.
Pour le directeur régional de l’APHRC pour l’Afrique de l’Ouest, Dr Cheikh Mbacké Faye, cette signature marque un tournant.
« Cette signature consacre une relation déjà solide depuis six ans et ouvre une nouvelle trajectoire porteuse d’une ambition commune », dit-il.
Douze projets, près d’un milliard investi
Depuis 2020, l’UCAD et l’APHRC ont conclu 12 sous-accords représentant un investissement consolidé de près de 969 millions de FCFA selon l’APHRC.
Ces projets ont impliqué plusieurs facultés, instituts et laboratoires de l’université autour de thématiques telles que la santé maternelle, la vaccination, les systèmes de santé, l’éducation, le climat, les migrations et la gouvernance des données. Ils ont également permis de former des chercheurs, de produire des publications scientifiques et de développer des bases de données utiles aux décideurs.
Une recherche pensée par les Africains
Créé il y a plus de 25 ans, l’APHRC est aujourd’hui l’un des principaux centres africains de recherche sur la population et la santé. Basée à Nairobi, l’institution compte plus de 350 chercheurs, dont une quarantaine au bureau régional de Dakar.
Pour Dr Cheikh Mbacké Faye, le partenariat vise à repositionner les chercheurs africains au cœur de la production scientifique.
« Les chercheurs africains doivent être au cœur de la conception, de la mise en œuvre et de la valorisation des recherches. Nous voulons produire des connaissances en Afrique à partir des réalités africaines et au service de l’Afrique », affirme-t-il.
Il a également annoncé le lancement prochain d’un projet sur le corridor migratoire Dakar-Agadez, tout en rappelant que l’ambition est de produire une recherche capable d’influencer les politiques publiques.
« Notre ambition commune doit être de produire une science qui ne se limite pas à décrire les problèmes, mais qui contribue à concevoir et à mettre en œuvre des solutions », Dr Faye.
Cap sur la relève scientifique
Le protocole prévoit le développement de programmes de mentorat, l’accueil d’étudiants en master et en doctorat, des stages de recherche ainsi que des formations en méthodologie scientifique, en éthique et en analyses statistiques.
« La prochaine génération ne devrait pas avoir à choisir entre l’excellence scientifique internationale et l’engagement envers les réalités africaines », a plaidé Dr Cheikh Mbacké Faye.
Le pari des partenariats africains
Le recteur de l’UCAD, Pr Aioune Badara Kandji, a salué une coopération qui renforce la stratégie scientifique de l’université.
« Les partenariats Sud-Sud entre universités et centres d’excellence du continent sont une nécessité scientifique. Ils nous permettent de mutualiser les compétences et de produire des connaissances adaptées aux réalités africaines », déclare-t-il.
Il a également rappelé que la recherche doit servir l’action publique.
« Une recherche qui n’éclaire aucune décision politique manque une partie de sa mission ».
Cinq ans pour passer à l’action
Conclu pour une durée de cinq ans, le protocole prévoit un mécanisme de suivi, des points focaux et des feuilles de route pour chaque projet.
Les deux institutions ambitionnent de mobiliser de nouveaux financements, d’intensifier les publications scientifiques conjointes et de faire de Dakar un pôle majeur de la recherche en Afrique.
« Ce que nous signons aujourd’hui n’est pas un aboutissement, c’est un commencement », a conclu le recteur de l’UCAD, appelant à faire de ce partenariat un levier durable au service des populations africaines.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– L’UCAD et l’APHRC ont signé un protocole d’accord le 21 juillet 2026 pour renforcer la recherche scientifique et la formation des jeunes chercheurs en Afrique.
– Depuis 2020, 12 sous-accords ont été conclus entre les deux institutions, représentant un investissement de près de 969 millions de FCFA.
– L’accord, d’une durée de cinq ans, vise à produire des données probantes pour influencer les politiques publiques et faire de Dakar un pôle majeur de la recherche.
Auteur: Adama SY
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