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Très tôt, il choisit de se spécialiser dans les sciences actuarielles en intégrant l’Institut de Science Financière et d’Assurances (ISFA) de Lyon. Il fait partie des premiers Africains diplômés de cette prestigieuse école, acquérant une expertise encore rare sur le continent à cette époque.
Un visionnaire au service de l’économie nationale
À son retour au Sénégal, Diouldé Niane rejoint la Mutuelle d’Assurances Agricoles du Sénégal (MAAS), où il gravit progressivement les échelons. Cette expérience le convainc de la nécessité de créer une compagnie d’assurance entièrement détenue par des capitaux sénégalais.
En 1972, il concrétise cette ambition en fondant la Société nationale d’assurances et de réassurances (SONAM), première compagnie d’assurance sénégalaise à capital exclusivement national.
Face à une forte concurrence des groupes étrangers, la SONAM s’impose progressivement comme un acteur majeur du marché, devenant au fil des années une référence dans le secteur.
Un bâtisseur de compétences
Reconnu pour sa discrétion et sa rigueur, Diouldé Niane privilégiait les résultats aux projecteurs. Sous son impulsion, la SONAM est devenue une véritable école de formation pour plusieurs générations de cadres sénégalais de l’assurance, dont nombre occupent aujourd’hui des postes de responsabilité au Sénégal et dans la sous-région.
Il a également accompagné la diversification des activités du groupe, notamment dans les domaines de l’assurance-vie et des produits d’épargne, tout en jouant un rôle actif au sein des instances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA).
Un héritage durable
Au-delà de la réussite de la SONAM, Diouldé Niane laisse l’héritage d’un entrepreneur qui a démontré qu’une entreprise à capitaux nationaux pouvait s’imposer dans un secteur hautement technique et concurrentiel.
Son parcours demeure celui d’un bâtisseur ayant fait de la compétence, de la persévérance et de la souveraineté économique les piliers d’une réussite qui continuera d’inspirer les générations futures.
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