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Fatick : des acteurs plaident pour la codification du « Ngourban », un plat traditionnel sérère aux vertus thérapeutiques
Un atelier consacré à la codification du Ngourban s’est tenu à Fatick. Cette rencontre avait pour objectif de contribuer à la sauvegarde et à la valorisation de ce plat traditionnel sérère, autrefois largement consommé par les anciens pour ses vertus thérapeutiques, mais qui tend aujourd’hui à disparaître.
Préparé à base de mil, d’arachides, de tomates, de poisson séché, entre autres ingrédients, le Ngourban est de moins en moins cuisiné dans les ménages de la région. Face à ce constat, chercheurs, consommateurs et autres parties prenantes plaident pour sa codification afin de favoriser sa transmission et son intégration dans les foyers ainsi que dans les restaurants.
L’atelier a été coorganisé par Cicodev Afrique et l’Isra-Bame, dans le cadre des projets Mahdia et « Transformer les systèmes Alimentaires Africaine pour les rendre durable (TAFS) – Ma nourriture est africaine », qui œuvrent pour la promotion des aliments locaux, de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire.
« Nos différentes recherches ont conclu à l’importance d’accompagner la consommation locale. Un travail de diagnostic a été réalisé et il est ressorti de cette étude que nous pouvions valoriser des produits issus d’une production durable, autour d’un plat présentant un intérêt à la fois local et économique. Le Ngourban répond à ces critères », a expliqué Astou Diaw, directrice de l’Isra/Bame.
Selon elle, la valorisation du Ngourban passe nécessairement par une standardisation de sa recette. « Il faut codifier le plat afin de définir précisément les ingrédients et la recette de référence. C’est dans cette optique que nous sommes allés à la rencontre des différents acteurs. Cet atelier n’est qu’un début. Il devra être approprié et porté par les acteurs du territoire », a-t-elle souligné.
Le président de l’Association des consommateurs du département de Fatick dans le domaine alimentaire, Ousmane Ndour est également revenu sur les nombreuses vertus thérapeutiques du Ngourban, un plat qu’il considère comme un véritable patrimoine culinaire à préserver.
Pour sa part, Baba Adama Sy, chargé de programme à Cicodev Afrique estime que la codification constitue une étape essentielle pour assurer la promotion de ce mets traditionnel.
« Le Ngourban est un plat local aux vertus thérapeutiques reconnues, préparé à partir de produits de la localité. Sa codification permettra, à travers sa vulgarisation, de mieux le faire connaître et d’encourager sa consommation dans les ménages comme dans les restaurants », a-t-il déclaré.
Selon M. Sy, la promotion du Ngourban profitera également aux producteurs et aux transformateurs locaux. Au-delà de son impact économique, elle contribuera aussi à préserver et à transmettre le patrimoine socioculturel de la région.
Au cours de l’atelier, les participants ont comparé les différentes variantes du Ngourban afin d’aboutir à une recette de référence. La rencontre a réuni des chefs cuisiniers, des cuisinières traditionnelles, des producteurs, des transformateurs et des consommateurs.
⚡ Résumé express
généré par IA, vérifié par la rédaction
– Un atelier à Fatick plaide pour la codification du Ngourban, un plat traditionnel sérère aux vertus thérapeutiques, afin de sauvegarder ce mets en voie de disparition.
– La codification vise à standardiser la recette (ingrédients comme mil, arachides, tomates, poisson séché) pour favoriser sa transmission dans les foyers et restaurants.
– L’atelier, coorganisé par Cicodev Afrique et l’Isra-Bame, s’inscrit dans des projets promouvant les aliments locaux, l’agroécologie et la souveraineté alimentaire.
Auteur: Ndeye Astou Ndiaye.
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