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La polémique sur la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU a pris une nouvelle ampleur ce vendredi 17 juillet 2026. Amnesty International accuse désormais l’État sénégalais d’organiser l’impunité de l’ancien président. Selon Seneplus, qui rapporte l’information, cette charge intervient alors que le passé de l’ex-chef de l’État continue de susciter de vives controverses.
Un dossier lourd de victimes
En février dernier, le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, avait mis en garde le président Bassirou Diomaye Faye contre un soutien à cette candidature. Il estimait qu’une telle décision trahirait la mémoire de « plus de 65 Sénégalais tués » durant l’ère Macky Sall, dont quatre personnes mortes lors des manifestations contre le report de l’élection présidentielle de 2024.
L’ancien chef de l’État a, pour sa part, rejeté toute responsabilité directe dans les meurtres qui lui sont imputés. Lors d’une rencontre avec la société civile à New York en avril 2026, Macky Sall a déclaré que « s’il y a des gens qui veulent revenir sur les faits, il y a des moyens : il faut abroger la loi d’amnistie pour savoir qui est qui et qui a fait quoi ».
L’accusation d’Amnesty International fait écho à d’autres voix critiques. En mars, le député Guy Marius Sagna avait chargé l’ex-président, l’accusant d’avoir « assassiné près de 100 Sénégalais » et « emprisonné plus de 2 000 prisonniers politiques ». Des déclarations qui alourdissent un passif que l’ONG dénonce aujourd’hui comme étant couvert par l’État.
Selon Leral, Seydi Gassama avait prévenu : soutenir Macky Sall à l’ONU serait une « trahison » de la mémoire des victimes.
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