Listen to the article
Engagées dans un partenariat depuis plus de trois ans, l’université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) et l’université Cheikh Ahmadoul Khadim (UCAK) de Touba entendent donner un nouvel élan à leur collaboration. Réunis samedi dernier à Touba, les responsables des deux institutions ont fait le point sur les acquis de cette coopération tout en définissant de nouvelles perspectives.
À la tête d’une importante délégation, le recteur de l’UASZ, le Pr Alassane Diedhiou, a effectué une visite à l’UCAK le samedi 11 juillet 2026. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du partenariat noué entre les deux universités il y a plus de trois ans. « Je rappelle que l’université Assane Seck de Ziguinchor est en collaboration avec l’université Cheikh Ahmadoul Khadim depuis plus de trois ans. Nous avons donc commencé à travailler ensemble », a-t-il rappelé en ouverture de la rencontre.
Le Pr Lamine Guèye, recteur de l’université Cheikh Ahmadoul Khadim (UCAK) de Touba a expliqué que cette rencontre a offert l’occasion d’évaluer les trois années de collaboration entre les deux universités et de définir de nouvelles orientations destinées à renforcer leur partenariat au profit des étudiants des deux institutions.
Il s’est réjoui des résultats enregistrés depuis la signature de cette convention de partenariat. Il a indiqué que cette coopération a permis d’importantes avancées, notamment dans le domaine du numérique, où l’université est désormais en mesure d’assurer la gestion des étudiants, de leur inscription jusqu’à la délivrance des diplômes. Il a également salué la mobilité des enseignants entre les deux établissements, rendue possible grâce à des interventions réciproques.
Le recteur de l’UASZ a profité de cette visite pour annoncer de nouvelles pistes de coopération. À ses yeux, la Casamance et la région de Diourbel disposent d’un potentiel commun autour de l’agriculture. C’est dans cette optique qu’il a proposé de renforcer les échanges entre la filière Agro Foresterie de l’UASZ et celle consacrée à l’agriculture à l’UCAK, afin de favoriser un partage d’expériences et de compétences.
Le Pr Alassane Diedhiou a également mis l’accent sur l’apport que pourrait représenter la filière Métiers et technologies de son université dans la lutte contre le chômage des jeunes à Touba, notamment en les encourageant à développer leurs propres activités. Il a insisté sur les nombreuses opportunités qu’offre le tourisme religieux. « Dans trois semaines, Touba va recevoir cinq millions de pèlerins. Il faut pouvoir les héberger et les restaurer. Ce sont des métiers qui exigent un véritable savoir-faire pour prendre en charge tous ces pèlerins qui vont venir ici », a-t-il déclaré, avant de souligner que son université avait, elle aussi, beaucoup à apprendre de l’expérience de Touba.
Birane DIOP (correspondant)
Lire l’article complet ici

