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S’exprimant devant les députés, Ousmane Sonko a précisé qu’il saisirait « immédiatement » le chef de l’État afin que celui-ci décide de la suite à donner au texte.
« Si ce texte est adopté à l’issue de cette journée, je saisirai immédiatement le président de la République pour la suite à donner, que je vous révélerai plus tard », a-t-il déclaré.
Une séance sous tension
Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur le respect des règles qui encadrent les débats parlementaires.
« Nous sommes ici pour une question extrêmement importante, celle de discuter notre Constitution. La procédure suit son cours dans le respect parfait du Règlement intérieur et de la Constitution du Sénégal », a-t-il affirmé, rappelant qu’il est garant du bon déroulement des travaux de l’hémicycle.
Cette déclaration intervient après un incident ayant perturbé les débats. Des députés du groupe Pastef ont tenté d’empêcher Abdou Mbow de poursuivre son intervention au pupitre. Le député a finalement été évacué de l’hémicycle par les forces de l’ordre après avoir demandé un temps de parole qui ne lui a pas été accordé.
À la suite de cet épisode, plusieurs députés de l’opposition ainsi que des non-inscrits ont quitté la salle en signe de protestation.
Plus de 70 intervenants inscrits
Le gouvernement est représenté lors de cette séance par le ministre de la Justice, Moussa Sarr, et le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Bacary Sarr.
Au total, plus de 70 députés se sont inscrits pour participer à la discussion générale sur cette proposition de loi constitutionnelle, portée par six parlementaires du groupe Pastef-Les Patriotes, majoritaire à l’Assemblée nationale.
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