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À sa sortie de la Section de recherches (SR), où il s’était présenté ce lundi à 16 heures pour remettre de nouveaux éléments en provenance d’Espagne dans le dossier AEE Power, Thierno Alassane Sall a livré une déclaration particulièrement virulente.
Après plusieurs heures d’audition, le président de République des Valeurs a affirmé avoir transmis aux enquêteurs des informations qu’il juge déterminantes pour faire la lumière sur le sort des fonds liés à cette affaire.
Selon lui, seuls 7 milliards de francs CFA, destinés au paiement des primes de la SONAC, seraient effectivement arrivés au Sénégal. « À part les 7 milliards destinés à payer les primes de la SONAC, pratiquement rien n’est arrivé au Sénégal. Le reste des 37 milliards a été dispersé aux quatre vents à travers le monde », a-t-il soutenu.
L’ancien ministre estime que les investigations permettront d’identifier les bénéficiaires des fonds et leur destination finale. « Les enquêteurs ont les moyens de savoir qui a retiré l’argent arrivé au Sénégal et où est passé le reste », a-t-il déclaré, invitant ceux qui, selon lui, propagent des « ragots » à s’inquiéter davantage des conclusions de l’enquête.
Thierno Alassane Sall a également regretté que les autorités n’aient pas elles-mêmes entrepris certaines démarches qu’il dit avoir effectuées. Il est allé jusqu’à évoquer l’existence de complicités dans cette affaire. « Je pense qu’à un certain niveau, il y a de la complicité avec José, qui a retenu nos 37 milliards », a-t-il affirmé.
Assurant avoir remis à la justice des éléments « factuels, clairs et précis », le responsable politique estime que ceux-ci permettront d’identifier les personnes impliquées dans le détournement présumé des fonds ainsi que leurs éventuels soutiens.
Dans une charge particulièrement sévère, il a dénoncé l’existence de « vampires » au sein de la République, accusant certains acteurs de prospérer au détriment des populations les plus démunies. « Il y a des vampires dans cette République qui vivent du sang des pauvres, qui ne se soucient pas des villages où il n’y a pas d’électricité », a-t-il lancé.
S’en prenant également à ceux qui contestent ses accusations, il a conclu sur une note de défi. « Je leur donne rendez-vous devant Dieu et devant l’histoire. On verra qui courbera la tête et mordra la poussière », a-t-il déclaré
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