Listen to the article
L’institution souligne que si les emplois des pays riches sont trois fois plus exposés à l’automatisation (14,2 %) que ceux des pays à revenu faible et intermédiaire (4,5 %), près de 16,2 % des postes dans les économies en développement pourraient en tirer d’importants gains de productivité, transformant l’outil en un moyen « d’augmentation des capacités » des travailleurs.
Selon Indermit Gill, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale, ces pays « n’ont pas besoin de grands modèles ni de vastes centres de données pour en tirer parti ». En adaptant des outils légers aux réalités locales, ils peuvent révolutionner des secteurs clés comme la santé ou l’agriculture. Une urgence rappelée par Gaurav Nayyar, directeur du rapport, qui prévient que « la marge de manœuvre pour faire les bons choix est étroite » face à une technologie qui se diffuse plus rapidement que l’électricité ou l’internet.
Pour éviter que cette transition ne creuse les inégalités, la Banque mondiale préconise une approche en trois étapes adopter, adapter puis développer tout en comblant d’abord les lacunes fondamentales en matière d’électricité et de connectivité. Alors que l’Afrique subsaharienne fait face à d’importants retards, l’initiative Mission 300 vise à « électrifier 300 millions de personnes d’ici 2030 », posant ainsi, selon la Banque mondiale, « les bases indispensables pour instaurer la confiance et exploiter durablement le potentiel de l’IA ».
Lire l’article complet ici

